Histoire d’eau

Partons donc à la découverte des sons subaquatiques, mais pas que…
Cette semaine j’ai reçu un nouveau micro, certes un peu spécial puisqu’il s’agit d’un hydrophone, ou autrement dit un micro encapsulé dans un boitier étanche permettant ainsi de prendre des sons sous l’eau !
Il s’agit du modèle H2a de la marque Aquarian, acheté sur ce site avec une connectique XLR et un câble de 3m.
J’ai en plus pris le petit adaptateur en plastique qui permet, après avoir inséré l’hydrophone à l’intérieur, de le transformer en microphone de contact, mais j’y reviendrai plus tard.

Première sortie, premières impressions

Hier matin, une heure avant le lever du soleil , comme à mon habitude, je suis donc sorti (avec ma p….. d’attestation) afin d’effectuer de premiers tests au bord du Lac de Créteil.

Mais sortir dans le noir ne se révèlera pas être une très bonne idée !
En effet, avec le Zoom H4 dans une main et l’hydrophone dans l’autre, son câble de 3m dans les jambes et ce forcément au bord de l’eau, il faut bien avouer que ce n’est pas très sécurisé avec de gros risques de tomber à la baille. Mes prochaines sorties avec ce matériel se feront donc en plein jour, avec un pied pour fixer le zoom et ainsi avoir mes deux mains libres pour manipuler l’hydrophone. Justement, il y a un jour férié qui arrive et il devrait faire beau !

Quoi qu’il en soit cette première sortie s’est révélée être intéressante. Les premières prises de son sont plutôt encourageantes pour un hydrophone à bas prix. Eh oui, 200 boules ce n’est pas cher pour un hydro, les modèles suivants sont à 500 et après ça monte vite dès qu’on va vers du matériel scientifique).
D’ailleurs, ma première prise sera directement fructueuse, car on y entend des clics répétés dont je ne peux attester la provenance du fait que je n’ai pu effectuer une observation visuelle. Mais naturels ou artificiels cela sera à préciser au minimum lors des prochaines sorties.
Il est à noter également que le câble est extrêmement sensible aux manipulations ce qui provoque des craquements dans l’enregistrement. Craquements que j’ai justement supprimés du fichier que j’ai mis en ligne le jour même :

Pour remédier aux problèmes des manipulations et aussi qu’à bout de bras on ne peut positionner l’hydrophone au mieux qu’à 50 cm de la berge, je vais sans doute commander un perche avec un câble XLR intégré ce qui me permettra d’obtenir ainsi un débattement supplémentaire d’environ 3m dans l’eau. Associé à des supports de cannes à pêche cela devrait en plus éviter la fatigue de porter l’ensemble du matériel et réaliser des prises plus longues en espérant capter des sons intéressants.

Si j’annonce que les clics enregistrés lors de la première prise doivent forcément avoir une origine quelconque, c’est parce que j’ai aussi effectué deux autres prises dans des roselières un peu plus loin et que là c’était le calme plat. Nul son donc à entendre à cette heure précoce, mais soudainement je me suis également aperçu que la partie métallisée et brillante de la coque de protection pouvait être confondue avec une proie pour un prédateur. C’est pourquoi je n’ai pas tenté le diable et n’ai réalisé que trois enregistrements subaquatiques. Avec les deux mains employées à la tenue du Zoom et de l’hydro si celui-ci s’était fait attaquer par un gros carnassier présent dans le lac, j’aurai eu du mal à ne pas finir dedans et éventuellement perdre le micro et l’enregistreur ! Mais peut-être un jour aurons-nous la chance d’entendre une prédation en direct ;-).

Dépassement de fonctions

Électronicien de formation comme je l’ai indiqué dans ma bio, dès qu’on me met dans les mains un appareil électronique ou un logiciel j’essaie déjà d’en tirer le maximum puis de chercher à quel(s) autre(s) usage(s) ou fonction(s) je peux l’utiliser.
Ainsi, dès que j’ai vu le petit support plastique je me suis dit que cela serait intéressant de l’avoir afin d’augmenter les capacités offertes par l’hydrophone. Pour 15 balles de plus je n’ai pas hésité une seconde. Déjà je ne compte pas utiliser l’hydro qu’en mode subaquatique et j’ai aussi d’autres idées de phénomènes ou milieux à explorer. Je n’en dirais pas plus pour le moment, mais vous retrouverez sans doute cela dans le Journal minimal avec ma série des mini sons.
Pour ce qui concerne le support plastique, celui-ci permet donc de faire de l’hydrophone un micro-contact (tels que ceux utilisés sur les caisses de guitares acoustiques pour en capter le son) dont j’entrevois de bonnes aptitudes. Idem, je n’en dirais pas plus pour le moment, car je dois multiplier les prises pour m’assurer de l’origine des sons enregistrés. Mais je peux vous dire que je l’ai déjà utilisé tel un stéthoscope de médecin et que j’ai pu entendre le bruit électrique émis par un lampadaire. Mais rien de bien intéressant d’un point de vue auditif. Donc pas d’enregistrement pour le moment, mais sans doute de bonnes surprises à venir…

Des sensations et de la rigueur pour toujours plus de plaisir et d’éblouissement

Voilà, je pense avoir fait le tour de mes premières impressions concernant cet hydrophone. De belles perspectives sont à attendre si je parviens à le pousser dans ses retranchements. Par contre je vais devoir être encore plus sérieux dans mes prises de note, car les enregistrements vont se réaliser sur une assez longue période de façon à bien appréhender les sons saisis.
Si auparavant mon travail était plutôt dicté par du one-shot en fonction de mes intuitions et des circonstances, à partir d’aujourd’hui je dois mettre en place des outils annexes pour répertorier mes prises, mes impressions et hypothèse, des détails techniques et environnementaux, etc, etc… bref être plus rigoureux afin de garantir des prods autant captivantes que surprenantes !!!

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